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La 4e édition de Ferme et Nature a lieu dimanche. Trois exploitations en agriculture biologique ouvrent leurs portes à Rosières, Le Monteil et Mazeyrat-d'Allier.

Françoise Balme Du Garay a transformé le château de la Durianne, une maison fortifiée datant du XIIIe siècle et dans la famille depuis 200 ans. Elle a racheté il y a 15 ans une ruine qu'elle a entièrement restauré de façon écologique pour y habiter et proposer trois chambres d'hôtes.

Elle s'occupe de la ferme et de 15 hectares dont seuls 3 sont labourables. "On réfléchit en logique, comme pouvaient le faire les anciens." Sa ferme est autonome en céréales et en fourrages, Françoise Balme Du Garay en est fière. Elle élève une soixantaine de brebis Bizet. Dimanche, elle participe à la journée Ferme et Nature en ouvrant son exploitation au public. Vous pourrez apprécier le site qui a belle allure et qui gagne encore en charme au coeur du printemps, et surtout vous familiariser avec la gent ailée qui niche sur le secteur. "Les oiseaux aiment les mosaïques de cultures", indique Bertrand Mialon de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Le bois accueille justement le milan royal.

Les trois fermes participantes

- GAEC l'Esparcette, "Chiriac" à Rosières. De 9 heures à 17 heures, accueil à la ferme, découverte des moutons, des cochons, et des poules de races, balade régulière dans les champs avec les exploitants et des naturalistes. Découverte de la vie des abeilles, des reptiles, des oiseaux. Contact : Delphine et Claude Verots au 06 78 70 02 98 ou 06 78 55 62 65.

- Exploitation de Françoise Balme Du Garay, "Durianne" au Monteil. Balade découverte de l'exploitation et des oiseaux à 9 h 30 et 14 h 30. Contact : Bertrand Mialon au 06 73 31 23 20.

- Exploitation de Gilbert Lonjon, "Saint-Eble", Mazeyrat-d'Allier. Balade découverte de l'exploitation et des oiseaux de 9 heures à 12 heures. Balade découverte de l'exploitation et des papillons à 14 heures. Contact : François Mouchet (LPO) au 06 89 54 12 48 ou Aurélie Soisson (CEN AUvergne) au 06 80 87 33 54.

Publié dans Actualités

Vous voulez en savoir plus sur la conduite des cultures en agriculture biologique ? Inscrivez-vous à la prochaine journée technique organisée sur le sujet des cultures en agriculture biologique a lieu le 18 mai de 9 h 30 à 17 heures à Yssingeaux.

Cette journée technique est organisée dans le cadre du Contrat territorial du Haut-Lignon en partenariat avec le SICALA (Syndicat intercommunal d’aménagement de la Loire et de ses affluents).

Elle vise à faire découvrir aux agriculteurs du bassin versant les pratiques des agriculteurs bio en matière de conduite des cultures. Elle rassemble donc des producteurs sous label AB, des producteurs en cours de conversion et des agriculteurs se posant des questions sur leurs propres pratiques ou curieux d’un mode de production n’utilisant ni engrais, ni produits phytosanitaires.

La journée débutera en salle à La Ferme de Lavée (ZA de Lavée, au bord de la RN88) à 9 h 30. L’ensemble des leviers agronomiques pour conduire des cultures en agriculture biologique sera abordé. Nous nous appuierons sur l’expertise d’un intervenant, David Stéphany, conseiller polyculture-élevage à l’Adabio (Ain), mais également et surtout sur l’échange entre les participants.

Une deuxième partie abordera plus spécifiquement la conduite des mélanges céréale-protéagineux autrement appelés « méteils ». Il s’agira de comprendre l’intérêt des méteils en élevage (digestibilité, valeur alimentaire, risques d’acidose…) et de savoir les cultiver (choix des espèces, date de semis, proportion, densité…). Des résultats d’essais réalisés en Rhône-Alpes seront présentés (densité, variété, espèce).

L’après-midi, les stagiaires se rendront au GAEC Si vert Bio (Versilhac, Yssingeaux) pour discuter autour des cultures mises en place par Hervé Fayet, producteur bio élevant des volailles et des ovins.

L’inscription est obligatoire pour participer à cette journée (repas au restaurant la Ferme de Lavée) : contactez Haute-Loire Biologique au 04.71.02.07.18 ou par mail à association@hauteloirebio.fr

Publié dans Actualités 2017

Une dizaine de personnes dont cinq agriculteurs ont participé mardi à une journée organisée par l'association Haute-Loire Biologique dans le cadre du contrat territorial du Haut-Lignon porté par le SICALA. Le thème : le pâturage tournant dynamique.

Cette journée a eu lieu dans la salle des fêtes du Mazet-Saint-Voy et a réuni des agriculteurs bio, conventionnel et en conversion et avait pour but de connaître et concevoir le pâturage tournant dynamique grâce à l'appui d'un conseiller indépendant en agriculture, Arnaud Bessière de la SARL Rhizobium, entreprise de conseil créée en février 2016.

Des notions clés ont été illustrées au cours de la journée en se basant sur l'expérience d'une ferme « pilote », le GAEC Élevage Genest du Mazet qui a mis en place un pâturage tournant dès 2002 afin de valoriser au mieux l'herbe et d’optimiser l'organisation du pâturage dans un but de gain de temps.

En effet, l'herbe est l'aliment le moins cher à produire et le plus équilibré du point de vue alimentaire mais tous les modes de récolte mécanique actuels abaissent sa valeur nutritionnelle selon Haute-Loire Biologique. "Un pâturage bien mené permet de faire des économies sur les achats de concentrés mais aussi sur l'utilisation de matériels comme les tracteurs et donc sur le gazole mais permet également de passer moins de temps à récolter l'herbe puisqu'elle est maintenant mangée par les bêtes."

Les gains environnementaux sont également importants avec notamment une érosion divisée par 16, une préservation de la qualité de l'eau et un maintien de la biodiversité dans les haies et le sol. Arnaud Bessière a insisté sur le respect de la prairie afin d'éviter un surpâturage qui a des impacts très négatifs sur la pousse suivante et donc sur la productivité de la prairie : sa méthode de pilotage se base sur l’observation des graminées au stade végétatif, les graminées doivent avoir entre 2.5 et 3 feuilles (selon la saison de pâturage) pour être pâturées. Une fois rentrées dans un paddock, les
bêtes doivent rester dans l'idéal entre 1 et 2 jours et sortir lorsqu'il reste encore une bonne partie de la plante. La gaine de la graminée ne doit pas avoir été sectionnée par l’animal (le paddock doit être encore vert et non jaune). Arnaud Bessière préconise un démarrage du pâturage tôt en sortie d’hiver afin de ne pas se faire surprendre par la pousse de l’herbe en mai.

"Il ne faudrait surtout pas faire repâturer trop tôt car un temps de repos de la prairie est nécessaire et afin de ne pas se faire « gagner par l'herbe », il ne faut pas non plus rentrer trop tard dans une parcelle : bref, une bonne anticipation dans la réflexion de la gestion de l'herbe et des paddocks (sous-division des parcelles) est nécessaire. Mais une fois que cette étape est réalisée, ce pâturage tournant roule tout seul ou presque."

L'association Haute-Loire Bio peut également accompagner les agriculteurs qui le souhaitent dans une conversion à l'agriculture biologique : en effet des diagnostics de conversion pris en charge à 100 % dans le cadre du contrat territorial du Haut-Lignon sont proposés en 2017.

Pour les personnes intéressées, contacter Haute-Loire Bio au 04 71 02 07 18 ou par mail à association@hauteloirebio.fr

Publié dans Haut-Lignon

Une journée technique bio est organisée au Mazet-st-Voy le mardi 21 février et s'adresse aux agriculteurs. L'objectif est de promouvoir le pâturage pour gagner en autonomie.

La prairie et le pâturage sont une chance pour les exploitations ruminantes de la zone. L’herbe peut constituer une ration complète peu coûteuse car n’ayant pas besoin d’être complémentée. De plus, les vaches vont elles-mêmes chercher leur ration directement au champ, pas besoin de démarrer le tracteur. Les prairies peuvent tout à fait être conduite sans engrais, ni produits chimiques tout en conservant des rendements fourragers tout à fait satisfaisants.

Afin de convaincre les agriculteurs de l’intérêt d’une bonne gestion de l’herbe sans intrant, Haute-Loire Biologique organise, dans le cadre du contrat territorial du Haut-Lignon, en partenariat avec le SICALA, une journée technique pour les éleveurs du bassin versant du Haut-Lignon.

Cette journée s'adresse à tous les agriculteurs, qu'ils soient producteurs en conventionnel, en bio ou en conversion. L'action vise à faire découvrir et faire partager une expérience de mise en œuvre d’un pâturage rationné de type « tournant » sur une exploitation laitière bio de la zone. Elle s’appuiera sur un témoignage de pratiques d’un des associés de l’élevage Genest et sur les apports techniques d’un intervenant spécialisé, Arnaud Bessière (SARL Rhizobium).

Au programme de la journée

- Mise en place d’un pâturage tournant (pourquoi ? Intérêts/inconvénients ? Prérequis ?)

- Physiologie des plantes prairiales et courbes de croissance de l’herbe

- Risque d’une mauvaise gestion de l’herbe. Et risque du surpâturage pour les parcelles et l’environnement

- Comment mettre en place un pâturage tournant (surfaces des parcelles, clôtures, bac à eau, aménagements…)

- Règles de pâturage (réflexion, outils de gestion, hauteurs d’herbe, gestion de l’hétérogénéité des parcelles…)

- Conclusion, échanges avec les participants sur leur propre pratique de pâturage

Cette journée débutera à 9 h 30 et se terminera vers 17 heures. Rendez-vous le mardi 21 février à la salle des fêtes du Mazet-Saint-Voy à 9 h 30.

Un repas sera partagé en commun le midi (Penser à apporter un plat à partager avec l’ensemble des participants).

Plus d’informations : Haute-Loire Biologique au 04 71 02 07 18 ou le SICALA au 04 86 11 30 86

Publié dans Haut-Lignon

Une centaine de nouveaux agriculteurs sont engagés dans une démarche biologique. Une croissance à prendre en compte pour Haute-Loire Biologique qui doit par ailleurs faire face à une baisse drastique de la subvention de la Région.

Haute-Loire Biologique vient de recruter un troisième salarié en fin d'année afin de gérer une hausse conséquente d'agriculteurs. Une centaine de fermes ont ainsi rejoint le camp de l'agriculture biologique. Le département compte 420 exploitations répondant aux règles de l'agriculture biologique. Sur les cent nouveaux, une majorité (60 exploitations) se situe dans un élevage de vaches laitières.

Poussés par les coopératives laitières

Le choix est avant tout pragmatique car des débouchés sont promis. La coopérative Sodiaal, par exemple, encourage ses adhérents à se convertir dans le bio pour répondre à un marché exponentiel de lait infantile à destination de la Chine. "Cet engouement historique nous fait un peu peur car des gens ne sont pas forcément prêts dans leurs têtes. Notre but est d'être en symbiose avec les attentes des consommateurs. Nous sommes là pour maintenir le cap, éviter les dérives et nous veillerons à faire respecter le cahier des charges", développe Jean-Louis Cottier, président de Haute-Loire Biologique.

La subvention de la Région s'effondre

Tout cela s'inscrit dans un contexte national avec une croissance continue de 10 % de produits bio par an.

La Haute-Loire se distingue par sa surface en bio. La moyenne nationale est de 3,5 % de surface utile en bio. En Haute-Loire, on se situe à environ 6 %.

Malgré ces points positifs, la situation reste incertaine pour Haute-Loire Biologique qui a vu la Région lui sucrer la majeure partie de sa subvention, passant de 27 000 euros... à 4 000 euros. "On nous a coupés l'herbe sous le pied. La Région privilégie les chambres d'agriculture. On avait heureusement d'autres partenaires, comme l'Agence de l'eau", indique le président qui cultive l'optimisme et reste ferme sur ses convictions. "C'est une tendance qui risque d'être lourde mais on y croit. Il faut savoir ce que l'on veut."

Publié dans Actualités 2017
dimanche, 09 octobre 2016 22:37

La fête de la bio de Beaulieu en images

Quatre-vingt exposants ont animé la 16e Fête de la bio dimanche dans le coeur du village de Beaulieu.

Le public a fait honneur aux produits des producteurs et aux messages défendus sur les stands. Preuve de l'engouement toujours grandissant pour l'agriculture biologique, et les comportements qui respectent la nature et le bien-être des générations futures.

Publié dans Photos / Vidéos

Haute-Loire Biologique organise dimanche la 16e édition de la Fête de la bio à Beaulieu. Quatre-vingt exposants et producteurs sont attendus.

Depuis seize ans, Haute-Loire Biologique organise un événement à Beaulieu qui permet de sensibiliser le public sur les enjeux importants tels que la protection de l'environnement, la préservation de la biodiversité... "Cette année, nous souhaitons mettre particulièrement en avant les producteurs et leur travail, en organisant une exposition et un jeu concours sur l'agriculture biologique", annonce l'organisateur.

Créée en 1992, l’association Haute-Loire Biologique a pour but de développer l'agriculture biologique en Haute-Loire et en Auvergne. Elle regroupe environ 160 agriculteurs biologiques du département.

Le marché bio au cœur de la fête

La Fête de la bio de Beaulieu compte chaque année un marché de producteurs biologiques de Haute-Loire et des départements voisins. Ce marché est élargi à l’artisanat local, l'écohabitat, les cosmétiques... Les associations locales en lien avec la préservation de l’environnement, l’économie solidaire ou les médecines naturelles seront également présentes. Cette année, environ 80 exposants seront présents le long des allées du centre-bourg, dont environ 35 producteurs biologiques.

Des animations pédagogiques

Vous retrouverez une exposition sur les producteurs bio, leurs choix, leur travail... et un quizz sur l'agriculture biologique à remplir avec des paniers garnis à gagner. 

Un troc de graines sera animé par le collectif Prends'en d'la graine : chacun est invité à apporter des graines et à en choisir d'autres sur le stand.

Des toilettes sèches seront à disposition avec toutes les explications nécessaires (par les Copains des Copeaux).

Des animations plus spécifiques pour les enfants

Trois ateliers de cuisine bio seront accessibles à 11 heures, 14 heures et 16 heires avec le chef Alain Berne, Meilleur ouvrier de France. Les enfants prépareront et dégusteront des petits plats bio, et repartiront avec leur tablier bio.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux accompagnera un atelier de fabrication de mangeoires. Cet atelier réservé aux enfants, chaque enfant repartira avec sa mangeoire faite-main.


Des animations ludiques

- Maquillage écologique sur visage et jeux, organisés par l'Amicale des parents d'élèves de l'école publique de Beaulieu

- Jeux géants pour tous les âges, à expérimenter tout au long de la journée en famille ou entre amis

- Musique trad colorée, par le groupe A2LIBS tout au long de la journée

- Spectacle de magie déambulatoire toute la journée avec Vince le magicien


De l'information sur l'agriculture biologique

Un stand permettra d'informer sur l'agriculture biologique.

Un film sera projeté samedi soir à Beaulieu à 20 h 30, « Ceux qui sèment » sur le thème de l'agriculture familiale (organisé par le cinéma « Le Grenier » de Rosières). Le lieu sera fléché.

Restauration

Un repas 100 % bio sera proposé dimanche midi (sans réservation – 200 couverts). Une buvette sera également mise en place cette année et tenue par l'association des parents d'élèves de l'école privée de Beaulieu. Elle proposera frites et boissons sans alcool. Il sera également possible de se restaurer directement sur les stands des producteurs (crêpes sucrées et salées, pop-corn, bière...) ou d'acheter de quoi composer son panier repas.

Pour en savoir plus

Vous pouvez vous rendre sur la page Facebook

Contact mail : association@hauteloirebio.fr

Publié dans Loisirs 2016
Les spectateurs du Ciné Tence étaient conviés à une dégustation de produits locaux vendredi avant la projection du film suivi d’un débat. La dégustation était proposée par le magasin bio de Tence, Coeur d'artichaut, les confitures et jus de fruits des Surprises d'Elise (Laura Bouilhol d'Araules) et Jean-Régis Charreyre, producteur bio de fromages de brebis à Tence. Cette animation a été très appréciée par les spectateurs qui ont pris place à table, dans le hall du cinéma.

Après le film "Des Locaux très motivés", le public a profité de l’intervention de Cédric Jouve, agriculteur bio à « Verne » sur la commune de Lapte. Son activité principale est la culture bio de légumes sur 3 hectares. Cela a suscité beaucoup de questions. Cédric Jouve a mis en avant le rôle des producteurs locaux et l'importance du bio : vente directe du producteur au consommateur, culture de légumes que les gens n'ont pas forcément l'habitude de consommer, préparation de paniers bio personnalisés avec des recettes, pas de gaspillage puisqu’en fin de saison, les tomates servent à faire du coulis, et bien sûr respect de la terre et de l'environnement.
Publié dans Haut-Lignon
Le groupe Nature & Progrès Haute-Loire accueille l'assemblée générale de sa fédération nationale, ce deuxième week-end d'avril, au Cosy Camp de Chamalières-sur-Loire. 65 administrateurs et représentants de groupes locaux de France (et de Belgique) planchent pour faire vivre une association pionnière du monde de la bio, toujours vigilante face aux dérives réglementaires.

"On a été les historiques de la bio, on a réalisé les premiers cahiers des charges en 1972. On a été à l'origine du Salon Marjolaine... Nous revendiquons notre action en dehors de la bio officielle et notre spécificité associative qui réunit des producteurs et des consommateurs", souligne la présidente de la Fédération Nature & Progrès, Eliane Anglaret avec, à ses côtés, le secrétaire de la COMAC fédérale (COmission Mixte d'Agrément et de Contrôle de la mention Nature & Progrès), Bernard Beineix.

Vers une société humaniste, écologique et alternative
Renaud Daumas, secrétaire du groupe Nature & Progrès de Haute-Loire qui fédère 32 adhérents sous la présidence du Retournacois Béranger Colin, ajoute : "L'agriculture bio est devenue très réglementée mais on aboutit à une réduction des exigences avec la réglementation européenne. Nous sommes inquiets face à de telles dérives. Nous œuvrons à l'amélioration des pratiques de l'agriculture biologique et proposons un projet de société solidaire et respectueux du vivant, basé sur des relations de convivialité et de proximité entre les hommes et leur milieu."
Et la trésorière altiligérienne Corinne Badiou, d'insister : "Le fait que l'association soit ouverte aux consommateurs est une richesse. Nous abordons certains sujets avec une forme de naïveté qui permet d'avancer."

L'ineptie des normes imposées aux paysans et artisans
Le groupe N&P dénonce "l’ineptie des normes imposées aux paysans et artisans, vecteur de leur disparition au profit des outils de production industriels." Il encourage les fermes à taille humaine 100% bio. Et s'interroge : "Les mois passés, les manifestations d'éleveurs, étranglés par la crise, sont-telles à lire comme un signe de l'effondrement du système agricole, agro-alimentaire et financier actuel ? Mais malgré tout, un nouveau paradigme ne parvient pas à s'imposer."

Il se positionne également "en faveur de l’installation de jeunes agriculteurs nombreux dans nos territoires, gage d’une relocalisation de nos productions alimentaires et artisanales, gage de notre souveraineté alimentaire. Au lieu du commerce au loin, flux de marchandises désincarné, la vente directe favorise l’échange entre personnes, réduit les transports et crée du lien social." Face au « bio anonymat », N&P préconise une identification claire des produits avec le nom du producteur et du transformateur sur l’emballage et un questionnement permanent sur l’origine des matières premières.


Quand l'abattoir vient à la ferme
Depuis l’automne, N&P participe à la création du collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme » à l’initiative de Jocelyne Porcher, directrice de recherche à l’INRA sur les relations éleveurs-animaux en élevage et contributrice de la revue. L’objectif de ce collectif (qui rassemble des éleveurs, des chercheurs de l’INRA, des associations, des personnes de la société civile, des vétérinaires, etc.) est de mener une action d’information et de communication en direction des décideurs politiques et du grand public afin de susciter le développement d’abattoirs mobiles et de permettre leur utilisation légale par les éleveurs.
Peut-être une solution pour redonner confiance aux consommateurs face au scandale à répétition dans les abattoirs...


Nature & Progrès Haute-Loire
04 71 61 15 85 et 07 77 07 20 93 et  06 43 09 91 67

Plus d'infos sur le site ici
Publié dans Actualités 2016