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lundi, 15 février 2021 18:30

Une tournée d'adieu pour l'évêque du Puy

L'au-revoir au diocèse du Puy de Luc Crepy se déroulera au cours des messes dominicales du Carême du 20 février au 4 avril. 

Afin de dire au-revoir aux diocésains de Haute-Loire, l'évêque Luc Crepy nommé à Versailles (lire ici) a choisi de célébrer les cinq dimanches du Carême dans différentes paroisses et de fêter Pâques au Puy.

Ces adieux itinérants témoignent d'une volonté d'être vécus "dans une plus grande proximité avec tous. Ils seront l'occasion de saluer celles et ceux qu'il a rencontrés au cours des six dernières années et de leur témoigner sa reconnaissance pour le chemin parcouru ensemble", indique le diocèse dans un communiqué.


Les messes

- Samedi 20 février : 16H00 messe à Brives-Charensac

- Dimanche 21 : 10H00 Eglise du Val Vert au Puy, appel décisif des catéchumènes 

- Samedi 27 : 16H00 messe à Costaros 

- Dimanche 28 : 10H45 Eglise du Val Vert au Puy, institutions des candidats au diaconat

- Samedi 6 mars : 16H00 messe à Sainte Sigolène

- Dimanche 7 mars : 10H30 messe à Tence

- Samedi 13 mars : 16H00 messe à Langeac

- Dimanche 14 mars : 11H00 messe à Yssingeaux

- Samedi 20 mars : 16H00 messe à Saugues

- Dimanche 21 mars : 10H00 Saint-Didier-en-Velay, installation de l'ensemble paroissial « Saint-Luc-en-Velay »

- Samedi 27 mars : 16H00 messe des Rameaux à Rosières

- Dimanche 28 mars : 10H30 messe des Rameaux à Brioude

- Samedi 3 avril : 16H00 veillée pascale à Craponne

- Dimanche 4 avril : 10H30 messe de Pâques à la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation

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En Haute-Loire comme ailleurs, l’Eglise catholique souffre d’un vieillissement de ses prêtres et de la crise de vocations. Le diocèse du Puy dispose de quelques solutions pour pallier ce manque.

Il ne reste actuellement qu’un séminariste en Haute-Loire. Soit potentiellement un futur prêtre, pour le Diocèse du Puy ou pour ailleurs. « Le renouvellement n’est pas à la hauteur », convient l’évêque Mgr Luc Crepy, arrivé il y a cinq ans en Haute-Loire. « On est à l’inverse du XIXe siècle où le département comptait énormément de séminaristes. Lesquels étaient souvent appelés à représenter l’Eglise dans d’autres départements et dans d'autres pays. « On a exporté des centaines de prêtres », confirme l’évêque.

Le rôle grandissant des laïcs

Alors l’Eglise catholique, par la force des choses, est contrainte de faire appel aux laïcs d’abord, pour la vie de la communauté, pour les funérailles ou autre. A l’image de ce qui se pratique chez les protestants lors de la vacance d’un ministère. « Que tous les baptisés puissent s’investir. La vie de l’Eglise est l’affaire de tous », estime Mgr Crepy qui admet que les affaires de pédophilie dans l’église ont pu jouer négativement sur l’image.

Quand, avant, les familles nombreuses étaient régulièrement pourvoyeuses d’un prêtre, ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Tout le monde voudrait bénéficier d’un prêtre. Mais le paradoxe est qu'on ne veut surtout pas que ce soit son fils qui le devienne, même dans les milieux les plus croyants. »

Deux prêtres malgaches

Et quand la France n’est plus en mesure de fournir des curés Made in France, reste l’arrivée de religieux étrangers. C’est le cas depuis quelques mois avec des prêtres venus de Madagascar et qui ont été nommés dans les paroisses d’Aurec-sur-Loire et Saint-Julien-Chapteuil. « C’est finalement un juste retour. Avant, la Haute-Loire envoyait ses prêtres ailleurs. Aujourd’hui, on bénéficie d’arrivées extérieures », analyse l’évêque.

 

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Les évêques de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme ont rédigé une lettre pastorale commune rappelant le rôle de l’Église dans l’accompagnement des changements que connaissent les territoires ruraux.

Dévitalisation, arrivée de nouvelles populations, évolution des modes d’agriculture, éloignement des centres de décision… le monde rural est en pleine mutation. Ce constat est partagé par les quatre évêques d’Auvergne, correspondant à l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme.

Dans ce document, dont la genèse remonte à 2016, Luc Crepy, évêque du Puy-en-Velay, Bruno Grua, évêque de Saint-Flour, François Kalist, archevêque de Clermont, Laurent Percerou, évêque de Moulins, manifestent leur soutien à cette "ruralité porteuse d’angoisses mais aussi d’espoirs".

Cette lettre intitulée "Espérer au cœur des mutations du monde rural" s’appuie sur un travail de réflexion et d’enquête sur la place de l’Église dans ces territoires, mené en 2016-2017 par une quinzaine de personnes des quatre diocèses.

Une forte attente de fraternité, de proximité et de débats, et le souhait de ne pas être abandonné par l’Église ressortent au fil des témoignages.

Un document dont la pertinence se trouve renforcée dans le contexte de crise que traverse le pays, symbolisée par le mouvement des Gilets jaunes.

La lettre pastorale est à retrouver ici

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École, collège et lycée catholiques d'Yssingeaux ne portent désormais qu'un seul nom. Depuis ce samedi, tous les élèves font partie de Saint-Gabriel. L'évêque du Puy, Luc Crepy, présidait l'inauguration de ce nouveau patronyme.

Jusque-là, les enfants de maternelle, d'élémentaire et de collège étaient scolarisés à Saint-Pierre-Sainte-Anne, les lycéens et étudiants appartenaient au Sacré-cœur. Au terme d'une consultation tous azimuts, c'est Saint-Gabriel qui a tiré son épingle du jeu. Ce patronyme a eu la faveur des jeunes et des instances dirigeantes du vénérable groupe scolaire catholique d'Yssingeaux.

Une inauguration, samedi matin, a entériné ce changement de nom qui coïncide avec un sacré bain de jouvence de l'établissement d'enseignement niché en cœur de ville qui reçoit 1250 élèves, de la maternelle jusqu'au BTS, accompagnés vers la réussite par 130 salariés.

Gabriel, un prénom universel

Des prises de paroles nombreuses, on retiendra volontiers celle du président de l'association des parents d'élèves Patrick Devidal, teintée d'humanisme, qui éclaircissait ce choix de Saint-Gabriel en ciblant son aspect multi-religieux. "Gabriel est l'archange annonciateur de la bonne nouvelle de Dieu. C'est un prénom intemporel. D'origine hébraïque, Gabriel signifie la force de Dieu, on le trouve dans l'Ancien et le Nouveau testament comme le messager de Dieu. C'est aussi un prénom universel puisqu'il est un personnage important pour les musulmans, présent dans le Coran sous le nom arabe de Djibril. Et, là aussi, il est l'annonciateur puisque c'est lui qui révèle les versets du Coran à Mahomet."

Luc Crepy, évêque du Puy, concluait ce moment débuté par des chants interprétés par une chorale d'élèves par une brève célébration et bénissait, selon l'usage, les bâtiments fraîchement construits donnant sur la rue Traversière.

Publié dans Yssingeaux - Les Sucs

« Écrivains et penseurs autour du Chambon-sur-Lignon », c'est l'exposition estivale du Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon. Elle invite à la balade sur le Plateau sur les traces d'intellectuels attachants qui y ont séjourné dans la première moitié du siècle dernier.

Cette exposition se présente comme un parcours dans le temps des années 1920-1950, sur le Plateau Vivarais-Lignon, entre Saint-Jeures, Le Chambon-sur-Lignon, Le Mazet-Saint-Voy, Saint-Agrève et Tence. C'est à la sociologue installée au Chambon-sur-Lignon Nathalie Heinich que l'on en doit la substantifique moelle.

On y découvre les motifs qui expliquent la présence, dans un même espace, de personnalités hors du commun. Le visiteur pourra ainsi connaître le visage, les œuvres, l’itinéraire ayant conduit ces penseurs sur le Plateau, les liens que certains ont entretenus durant leur séjour, les témoignages qu’ils ont laissés, les œuvres qu’ils ont pu y créer.

Poète, cinéaste, historien, mathématicien, sociologue, économiste, philosophe...

Elle met en avant les lieux qui abritèrent : l’un des plus grands poètes du XXe siècle (Francis Ponge) ; un romancier, dramaturge et cinéaste renommé, membre de l’Académie française (Marcel Pagnol) ; un philosophe et romancier au rayonnement international, prix Nobel de littérature (Albert Camus) ; trois philosophes ayant considérablement marqué leur discipline dans la France de la seconde moitié du XXe siècle (Georges Canguilhem, Paul Ricœur et Gilbert Simondon) ; un célèbre sociologue et politiste (Raymond Aron) ; trois grands historiens (Jules Isaac – l’auteur des célèbres manuels « Mallet et Isaac » –, Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet) ; trois éminents talmudistes et spécialistes de la pensée juive (André Chouraqui, Jacob Gordin, Georges Vajda, Georges Levitte, et leurs jeunes compagnons de « l’école des prophètes ») ; deux économistes et activistes protestants ayant marqué leur temps (Louis Comte et Charles Gide) ; et, enfin, un génie des mathématiques, également pionnier du mouvement écologiste (Alexandre Grothendieck).

Un topoguide précieux

Vous pouvez partir en balade avec entre les mains l'agréable ouvrage de Nathalie Heinich, catalogue très documenté de l'expo et joliment illustré de clichés du photographe altiligérien Philippe Bousseaud. Il est disponible au Lieu de mémoire et dans les librairies du secteur. (25 euros)

Plus pratique encore (et plus léger en poche), le topoguide « Sur les pas des écrivains et penseurs autour du Chambon-sur-Lignon » paru aux éditions Dolmazon du Cheylard, vous détaillera les itinéraires précis à emprunter. Là aussi, c'est à Nathalie Heinich, commissaire d'exposition, que l'on doit le document, bien épaulée dans sa tâche par Sophie Ott, brocanteuse, bouquiniste et amoureuse des chemins de traverse. (9 euros)


Infos pratiques

Le Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon est ouvert jusqu'au 30 septembre tous les jours, sauf le lundi : de 10 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 18 heures.

Plein tarif 5 euros, réduit 3 euros

L’exposition reste accrochée jusqu'au 31 août.

Elle est accompagnée d’un documentaire écrit et réalisé par Momoko Seto, invitant à partir sur les traces de ces intellectuels à travers le Plateau. Durée 57 minutes.

Projection à 15 heures du mardi au dimanche jusqu’au 31 août.

Publié dans Loisirs Sorties
Luc Crépy, l'évêque du diocèse du Puy-en-Velay, a poursuivi ce vendredi sa visite sur le Haut-Lignon par Le Mazet-Saint-Voy, une étape qui revêtait un caractère symbolique à bien des égards.

Ce vendredi après-midi, l'évêque du Puy était reçu, en mairie, par Bernard Cotte et une partie de son équipe municipale, dans ce village où le culte catholique n'est plus célébré depuis des lustres. Le premier magistrat, dont on connaît la foi protestante et l'attachement viscéral à la laïcité, avait accepté de rencontrer le représentant de l'église catholique dans les murs de la maison commune. 

Toutefois, une étape, non programmée dans l'emploi du temps déjà très serré de Luc Crépy, s'est ajoutée in petto. La délégation s'est rendue dans la "si mignonne église" de Saint-Voy pour reprendre les mots de l'évêque.

Alain Debard jouait volontiers le guide, livrant des informations sur l'histoire particulière de ce lieu. En effet, ce sont les Diaconesses de Reuilly, des religieuses protestantes, qui veillent sur cette charmante petite église romane dont les ouvertures suivent  la course du soleil.

Une première historique...

Bernard Cotte signalait avec malice : "Ma caution historique Alain Debard n'étant pas affirmatif, je ne dis donc pas que Luc Crépy est le premier évêque à poser les pieds au Mazet. Mais ce qui est certain, c'est que, de mémoire d'homme, aucun évêque n'y était venu."


Les autres rendez-vous de l'évêque du Puy sur la paroisse de Tence. 

Samedi 5 mars

- 9 h 30-11 heures : rencontre des enfants du catéchisme de l'école publique à la maison Saint-Jean à Tence

- 10 h 30-11 heures : rencontre avec les parents des catéchèses

- 11 heures : rencontre de l'Action catholique des femmes en rassemblement à Tence

- 14 heures-16 h 30 : rencontre ouverte à tous salle Marie-Bonnet à Tence (sous la maison de santé)

- 17 heures : messe à l'église de Tence
Publié dans Haut-Lignon