jeudi, 13 septembre 2018 09:49

80 nouveaux radars en Haute-Loire : "C'est d'une absurdité sans nom"

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Lundi, le préfet a annoncé avoir demandé 80 nouveaux radars pour équiper la Haute-Loire contre 20 actuellement. Pour "40 Millions d'automobilistes", la requête est démesurée. L'association propose plutôt de s'occuper de l'entretien des routes.

Quelle ne fut pas la surprise de "40 Millions d'automobilistes" d'apprendre que la préfecture de Haute-Loire avait demandé cinq fois plus de radars qu'elle n'en possède actuellement. De 20 radars fixes, le département pourrait passer à 100. "C’est la seule réponse qu’a trouvée le représentant de l’exécutif à l’augmentation du nombre d’accidents mortels dans le département depuis le début de l’année. On dénonce une surenchère répressive et suggère d’aller plutôt chercher des solutions du côté de l’entretien des routes", indique l'association de défense des automobilistes.

L'état des routes souvent critiqué

"Ces mesures sont d’une absurdité sans nom ! Les 80 km/h étaient censés « sauver 350 à 400 vies » ; or, on voit bien avec les chiffres de cet été que le compte n’y est pas. Face à ce fiasco, les autorités sont prêtes à tout pour tirer un bénéfice de la mesure, et celui-ci sera évidemment pour l’État, sous la forme d’espèces sonnantes et trébuchantes. C'est une véritable surenchère répressive, sous couvert de sécurité routière, qui n’impactera que le porte-monnaie des usagers."

"Si le préfet souhaitait réellement endiguer l’insécurité routière dans le département, il commencerait par s’attaquer à la dégradation du réseau routier. Les automobilistes sont en effet particulièrement nombreux à signaler un mauvais état des routes dans le département sur l’application mobile gratuite « J’ai mal à ma route ».

"Les arbitrages ne sont pas rendus", répond la préfecture

Le préfet tente de calmer le jeu en précisant : "Le nombre de 80 cabines annoncées pour la Haute-Loire répond à une règle de calcul de la direction de la sécurité routière du ministère de l’Intérieur au regard du nombre de radars déjà présents dans le département et de l’accidentologie. A ce jour, bien que le département soit reconnu comme prioritaire, les arbitrages ne sont pas rendus. Il est par ailleurs envisageable que la dotation demandée ne soit pas totalement satisfaite. Ainsi si seule 50 % de la demande est obtenue, considérant que les radars déjà implantés sur le territoire ont vocation à être remplacés par ces nouveaux dispositifs, ce sont entre 35 et 50 radars qui pourraient être actifs au début de l’année 2019. Ce niveau d’équipement apparaît satisfaisant au regard de la réalité du réseau départemental."

Dernière modification le jeudi, 13 septembre 2018 10:05

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