mercredi, 12 septembre 2018 19:01

Réseau Education Sans Frontière 43 alerte sur les situations des migrants

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Fauvet Mondon novembre 2018

L’action de Réseau Education Sans Frontière (RESF 43) n’a pas pris de vacances. Au contraire, les besoins d’accompagnement restent entiers auprès des demandeurs d’asile.

Les militants de RESF 43 mettent en avant des difficultés de dialogue avec les autorités et l’absurdité des règlements. C’est ainsi le cas pour les « dublinés », souvent des Soudanais arrivés en Europe via l’Italie et à qui on demande d’aller faire leur demande dans ce pays. L’Italie ne voulant pas davantage les accueillir, ils reviennent soit en France soit dans leur pays d’origine où ils sont le plus souvent massacrés dès la descente de l’avion.

Des demandeurs d’asile en viennent à faire la grève de la faim ou à rentrer dans la clandestinité. « C’est une décision de désespoir. La procédure Dublin est stupide et cruelle », estime un bénévole.

Le soutien aux migrants (25 familles, 74 mineurs isolés et 80 résidents au CAO de Saint-Beauzire) a des conséquences financières. RESF a dépensé près de 3000 euros en un an. Auquel il faut rajouter 10 000 euros d’un collectif interassociatif (Secours catholique, Secours populaire, Emmaüs…) en seulement six mois. D’où un appel aux dons lancé par RESF pour poursuivre ses actions d’accompagnement auprès des familles qui hébergent, de la scolarité, de quelques denrées alimentaires, de coûts des dossiers administratifs.

RESF se réunit chaque deuxième mercredi du mois à 18 h 30 à la Maison de la citoyenneté au Puy-en-Velay. En Haute-Loire, neuf comités de soutien existent.

« Les réticences à l’égard des migrants tombent. A Saint-Beauzire, c’est un bel exemple où des riverains étaient opposés. Aujourd’hui, ils font partie des soutiens. »

Contact : resf43@no-log.org

Dernière modification le mercredi, 12 septembre 2018 19:04

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