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jeudi, 28 mars 2019 22:49

Un nouveau modèle économique pour l'abattoir d'Yssingeaux

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Un nouveau montage financier va être appliqué à partir du 1er janvier 2020 à l'abattoir d'Yssingeaux.

Les péripéties de 2018 avec l'arrêt pendant quatre mois de la chaîne d'abattage pour les porcs, qui représente 56 % de l'activité de l'abattoir, ont fragilisé la société coopérative Socaby, qui gère l'équipement depuis 2008. Le chiffre d'affaires est passé de 1,5 million d'euros à 1,3 million d'euros. Dans le même temps, d'importants travaux ont dû être réalisés pour répondre aux exigences et moderniser l'outil de production. Le plan d'investissement a été évalué à 760 000 euros dont 130 000 euros considérés comme urgents. Les actionnaires de la Socaby ont apporté 112 000 euros en comptes courants et la commune a consenti un étalement du règlement sur deux exercices des taxes 2018.

Au 31 décembre 2019, le contrat de délégation de service public sera résilié et une autre DSP sera lancée pour trouver un nouveau délégataire.

Une propriété partagée à partir de 2020

Autre changement et non des moindres : Yssingeaux ne sera plus seul à assumer les risques. "Le périmètre d'action dépasse largement les limites d'Yssingeaux", estime Bernard Gallot, maire, qui s'est évertué à convaincre les communautés de communes de l'Est de la Haute-Loire de verser au pot. Une Société d'économie mixte locale sera créée en 2020 du nom de SEM Abattage et Découpe (SEMAD) avec un capital de 275 000 euros alimenté par des acteurs publics et privés : Yssingeaux et les Sucs vont chacun verser 45 000 euros (15 %), le Haut-Lignon, Loire Semène, les Marches du Velay-Rochebaron et Pays de Montfaucon 19 500 euros (6,5 %), la Chambre d'agriculture 30 000 euros (10 %) et les utilisateurs (900 professionnels et particuliers) 102 000 euros (34 %)

Dernière modification le jeudi, 28 mars 2019 23:37

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