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mercredi, 18 novembre 2020 18:52

Loi sur la "sécurité globale" : un rassemblement samedi devant la préfecture

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La loi sur la sécurité globale est étudiée par les députés jusqu'à vendredi. Un rassemblement est proposé samedi 21 novembre à 14 h 30 devant la préfecture au Puy-en-Velay pour protester contre cette loi.

Ce rassemblement ponot est relayé par la Libre Pensée de Haute-Loire. D'autres organisations appellent à manifester : ACRIMED, Amnesty International, Attac France, CNT, les organisations syndicales de journalistes (SNJ-CGT-CFDT-FO), La quadrature du Net, LDH, Reporters sans Frontières, UCL... Au niveau du Puy et ses alentours, des membres de LDH, LFI, POI, Solidaires, UCL Le Puy, UCL Livradois relaient également cet appel.

La Libre Pensée estime que "parmi les nombreuses propositions dangereuses de ce texte, trois articles (21 -22- 24) risquent de limiter la liberté de manifester dans des proportions injustifiables".

Ce que dit l'article 24

L'article 24 entend modifier la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Un article serait rajouté : "Est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police."

La Libre Pensée pas convaincue

Selon la Libre Pensée de la Haute-Loire, "ces nouveaux pouvoirs ne sont justifiés par aucun argument sérieux en matière de protection de la population et ne s’inscrivent aucunement dans une doctrine de gestion pacifiée des foules. L’effet principal sera de faciliter de façon considérable des pratiques constatées depuis plusieurs années en manifestation, visant à harceler des opposants politiques notamment par des placements en « garde à vue préventive », par l’interdiction de rejoindre le cortège ou par des interpellations arbitraires non suivies de poursuites. Ces pratiques illicites seront d’autant plus facilement généralisées que l’identification des militants sera automatisée".

Le droit d'informer en danger ?

La Libre Pensée ajoute : "L’objectif réel de cette loi, en particulier l’article 24, est en réalité, de restreindre le droit des journalistes et de la presse, et plus largement le droit d’informer, notamment des observateurs ou des simples citoyens. Derrière cette proposition de loi, il s’agit d’empêcher la dénonciation des violences policières que les images professionnelles et amateurs ont permis de révéler ces dernières années."

"La protection des forces de l’ordre, objectif légitime dans une société démocratique, est déjà assurée dans le Code pénal et la loi de 1881 qui sanctionnent le cyberharcèlement, la provocation à la commission d’un crime ou d’un délit et les menaces de commettre un délit ou un crime."

Dernière modification le jeudi, 19 novembre 2020 11:37

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