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jeudi, 23 mars 2017 17:23

Des agriculteurs s'informent sur les bons gestes pour gérer leurs prairies

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Mercredi, dans la salle des fêtes de la commune d'Araules et toujours dans le cadre du contrat territorial du Haut-Lignon porté par le SICALA, une petite dizaine de personnes ont participé à la seconde journée technique de 2017 organisée par l'association Haute-Loire Biologique sur le territoire du Haut-Lignon.

Lors de cette journée, les participants se sont intéressés à la conduite des prairies naturelles et semées avec l'appui d'Eric Michels du collectif Éleveurs Autrement. Cette association créée en 2015 dans le Puy-de-Dôme propose des formations qui se veulent alternatives, en lien avec la santé animale, les végétaux et l'humain. Le maître mot de toutes les formations proposées par ce collectif reste l'autonomie.

L'exemple de Claude Marcon

Et c'est justement cette autonomie que recherche Claude Marcon sur sa ferme d'une centaine d'hectares avec un troupeau de 50 vaches allaitantes de race Salers, converti à l'agriculture biologique depuis 2012. En effet, il souhaiterait augmenter le nombre de prairies temporaires tout en les gardant le plus longtemps possible. Sa ferme a donc servi e de ferme support à cette journée technique.

Des notions clés sur le travail du sol et du semis ont ainsi été abordées lors de cette journée : Eric Michels a indiqué par exemple qu'il fallait adapter sa prairie à son tempérament et aux envies de l'agriculteur sur sa ferme. Bien que le calcul de ration soit important notamment pour gérer ses stocks, connaître les besoins du troupeau, il est nécessaire d’adapter la ration des bêtes tout au long de l’année en fonction des résultats observés chez les animaux.

Laisser fleurir régulièrement

Des prairies temporaires bien menées peuvent durer bien au-delà de 10 ans mais il faut les laisser fleurir assez régulièrement afin de les préserver du stress engendré par une coupe trop précoce.

La densité de semis doit être revue à la baisse par rapport aux préconisations des catalogues afin d’éviter une compétition inutile et coûteuse entre les plants de fourragères. Un point a également été réalisé avec les éleveurs sur les espèces de graminées et légumineuses d’intérêts fourragères.

La problématique de l'houlque molle

Eric Michels s’est également attardé sur la problématique des prairies du Massif Central envahies petit à petit par une vivace parfois confondue avec le chiendent, l’houlque molle. Cette plante se multiplie via ces tiges (rhizomes) qui s’accumulent au-dessus du sol et créent un feutrage épais très apprécié des rats taupiers. Il devient souvent difficile de sorti des rendements de ces prairies « asphyxiées ». L’intervenant a expliqué qu’il existait des solutions mécaniques « douces » pour détruire cette vivace et repartir sur une prairie présentant des espèces fourragères intéressantes pour l’élevage.

Favoriser le labour superficiel

Concernant le labour, il se doit d'être superficiel (pas plus de dix centimètres et idéalement moins) et doit avoir lieu à l'automne lorsque le soleil rentre dans sa phase descendante : un travail trop profond a des impacts importants sur le sol de la prairie et sur les futurs semis ainsi que sur l'érosion des sols et donc la qualité des cours d'eau du territoire.

Une démonstration sur le terrain

Les participants ont pu assisté à une démonstration de travail du sol avec une herse étrille, matériel qui, quand il est bien utilisé, est très efficace pour revitaliser une prairie grâce aux vibrations qu'il produit.

Cette journée technique gratuite a donc apporté des conseils utiles à l'ensemble des agriculteurs bio et non bio du secteur : la faible participation en est d'autant plus dommage. Les agriculteurs intéressés par ces notions peuvent se rapprocher du collectif Éleveurs Autrement (plus d'informations sur http://eleveurs-autrement.fr ou sur la page Facebook de l'association) et de Haute-Loire Biologique.

Une formation le 18 mai à Yssingeaux

Attention : le 18 mai prochain à Yssingeaux, la dernière journée proposée sur le territoire en 2017 sur la conduite des cultures en AB est sur inscription auprès de Haute-Loire Biologique.

Un accompagnement à l'agriculture biologique

L'association Haute-Loire Bio peut également accompagner les agriculteurs qui le souhaitent dans une conversion à l'agriculture biologique : en effet des diagnostics de conversion pris en charge à 100 % dans le cadre du contrat territorial du Haut-Lignon sont proposés en 2017.

Pour les personnes intéressées, contacter Haute-Loire Bio au 04 71 02 07 18 ou par mail à associatin@hauteloirebio.fr

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