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lundi, 25 juillet 2022 07:57

Polignac : un collectif opposé au projet "d'incinérateur" d'Altriom

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Un collectif d'habitants de Polignac s'est créé pour s'opposer au projet de chaufferie CSR d'Altriom sur la zone de Bleu. Pour le collectif, "c'est un incinérateur".

Le collectif anti incinérateur est né à Polignac et a déjà affiché des pancartes près du bourg et sur la zone de Bleu. Ce collectif indique qu'il lutte "pour protéger la santé des habitants de la commune et des communes voisines" d'un projet de chaufferie à Altriom à partir des déchets. Pour le collectif, "c'est un projet dangereux, les fumées iront loin !"

Ce lundi 25 juillet, une réunion d'information est organisée à 20 heures à la Maison communale de Polignac.

Quel est ce projet de chaufferie CSR (Combustible solide de récupération) déposé par Altriom ? Actuellement, Altriom produit des CSR à partir des ordures ménagères (OMR), et en complément, à partir des déchets d'activités économiques (DAE) comme les plastiques et les textiles. Actuellement, l’unité de Polignac reçoit environ 35 000 tonnes d’OMR et de DAE à partir desquelles elle produit environ 15 000 tonnes de CSR.

Faire chauffer les combustibles pour générer de la chaleur et de l'électricité

Les CSR produits étaient majoritairement valorisés en cimenterie jusqu’en 2017 que, "mais à ce jour ils sont majoritairement enfouis faute de disponibilité des exutoires malgré leur fort potentiel énergétique", argumente Altriom dans son dossier de présentation consultable sur le site internet de la préfecture.

"Cette situation conduit Altriom à devoir supporter un coût d’enfouissement punitif. Les conséquences sont très significatives car elles pénalisent fortement le modèle économique et pourrait conduire à la fermeture du site à moyen terme faute de solution de valorisation alternative."

D'où ce projet de chaudière CSR qui "vient donc compléter le procédé industriel d’Altriom en consommant la totalité du combustible fabriqué par l’installation afin de générer, d'un côté de l’électricité autoconsommée par les unités de production dont la chaufferie ; et de l'autre de la chaleur qui sera revendue à un nouvel acteur industriel basé en mitoyenneté du site d’Altriom à vocation de production de granulés de bois.

Un rejet atmosphérique complémentaire

Les habitants doivent-ils craindre pour leur santé ? Dans son dossier de présentation, Altriom reconnaît que "la chaudière va induire un rejet atmosphérique complémentaire." La société ajoute : "L’installation se conformera au niveau de ces rejets à l’arrêté préfectoral de 2018 ainsi qu’aux prescriptions de l’arrêté des installations classées pour la protection de l’environnement. Un dispositif de mesure en continu sera installé sur la cheminée pour les paramètres en gras et une analyse complémentaire pour les autres rejets sera réalisée chaque année suivant la mise en service de l’installation.

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