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mardi, 25 mai 2021 10:22

Déviation RN88 : remontés après la destruction des cabanes en bois à Saint-Hostien

Marcel et Jean-Michel Simon|Les deux cabanes avant leur démolition||||||||| Marcel et Jean-Michel Simon|Les deux cabanes avant leur démolition||||||||| ||||||||||

Lundi soir, les cabanes en bois construites pendant le week-end sur un terrain privé à Saint-Hostien ont été détruites par deux pelleteuses sous la surveillance de gendarmes intervenus en force. Lundi matin, le propriétaire et le collectif La Lutte des Sucs dénoncent cette intervention qu'ils jugent illégale.

Il était 21 heures lundi soir quand plusieurs dizaines de gendarmes sont entrés sur le terrain qui avait été occupé pendant trois jours par les opposants au projet de déviation de la RN88, sur l'emprise du futur tracé. Pendant trois jours, l'action est restée pacifique. Une habitante indique avoir tout de même surpris des militants en train d'arracher des piquets, aussitôt pris en chasse par des militaires à pied à travers champ.

Deux contraventions dressées

Lundi soir, le terrain avait été libéré et rendu propre. A l'heure du couvre-feu, les gendarmes sont donc entrés en ligne sur le terrain. Il restait deux manifestants venus récupérer leurs dernières affaires. "Les gendarmes sont entrés en ligne. Ils étaient au moins 30 ou 40. Il y en avait d'autres sur la route, entre 10 et 20, plus au carrefour", raconte Julien qui en sera quitte pour une contravention de 135 € une fois sorti du terrain.

Deux pelleteuses sont ensuite entrées en action pour briser les deux cabanes en bois que les militants avaient monté au cours du week-end. Jusqu'au milieu de la nuit, à la lumière des phares, les engins ont fait place nette.

Les opposants renforcés dans leur détermination

Lundi matin, des membres du collectif La Lutte des Sucs sont venus constater les dégâts. Le champ est retourné et des ornières se sont créés par le passage des engins lourds. Le potager a été épargné et il reste des miettes de bois.

Des larmes perlent sur les visages de certains opposants. Les mines sont déconfites. "Je les trouve très méprisable par rapport à toute l'intelligence partagée au cours du week-end", se désole Celline Gacon qui reste combative : "Ça va encore renforcer notre détermination."

Le propriétaire regrette la promesse de vente

La préfecture, qui aurait ordonné l'intervention, avait-elle le droit d'agir. Le terrain appartient à un habitant de "Ouillon". Le 20 octobre 2020, il avait signé une promesse de vente sur une parcelle de 2000 m2. Au cours du week-end, il a signé un papier autorisant les opposants à laisser leur construction démontable. "Je croyais être encore le propriétaire", lâche Jean-Michel Simon, propriétaire et exploitant agricole, au côté de son père, Marcel. "Je n'aurais pas dû signer. Si c'était à refaire, je ne le ferais pas. J'estime qu'on nous a forcé la main. On me disait qu'on serait de toute manière exproprié, c'est pour ça que j'avais fini par signer. Quand je vois ce qu'ils ont fait lundi soir, c'est honteux. Ils ont attendu l'heure du couvre-feu, empêchant toute personne de pouvoir intervenir."

Un avocat a été sollicité pour envisager les recours possibles. Le combat va de nouveau devenir juridique.

La réponse de la préfecture

"A l'issue de la manifestation du week-end et contrairement aux engagements des organisateurs de laisser les terrains tels qu'ils les avaient trouvés, des structures légères en bois ont été érigées et non démontées.

Après vérifications effectuées auprès des services compétents, il s'avère que la parcelle sur laquelle ont été érigées ces structures, a fait l'objet d'une promesse de vente avec prise de possession immédiate par l'État.

Il a donc été procédé à leur déconstruction."

Dernière modification le mardi, 25 mai 2021 15:42

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