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dimanche, 02 mai 2021 14:05

Jean-Yves Masson : « Le sport vit sous perfusion actuellement en Haute-Loire »

|Jean-Yves Masson|| |Jean-Yves Masson|| |||

Jean-Yves Masson, président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS) de Haute-Loire dresse le tableau de la situation du sport en Haute-Loire et des clubs, dont certains ont des salariés.

La Haute-Loire est bien lotie en terme d'équipements sportifs. Pour 10 000 habitants, sachez qu'il y a 1,1 parcours sportif et de santé, 1,6 bassin de natation, 3,7 salles multisports et 10,9 terrains de grands jeux. "La Haute-Loire est dans les trois départements les mieux équipés de la région avec 1 162 équipements sportifs et 3 224 km de sentiers balisés", confirme Jean-Yves-Masson, le président du CDOS 43.

Un taux de licenciés modeste

"Malgré un des meilleurs niveaux d’équipements sportifs, notre département a un des taux de licenciés les plus modestes et ce n’est pas la féminisation ou le niveau de pratique qui viennent améliorer le bilan. L’encadrement pêche aussi avec un taux de professionnalisation des plus faibles de la région alors que le dispositif « profession sport » est un des plus dynamiques pour aider à la professionnalisation des animateurs sportifs. Le sport altiligérien a plus besoin d’accompagnement, de structuration, d’orientation et de soutien fonctionnel que d’équipements. Même s’il ne faut pas négliger l’entretien et la mise à niveau des équipements."

1 Altiligérien sur 4 est licencié

La Haute-Loire compte 930 clubs et 435 emplois salariés du secteur privé dans des activités associées au sport pour 57875 licenciés. La Haute-Loire est en 9e position sur 12 avec un taux de licenciés de 24,7 %.

L'arrêt des activités sportives, la fermeture des salles, des gymnases et la suspension des compétitions ont mis un coup de frein terrible au monde sportif. "Des pertes d'adhérents sont enregistrées en 2021. Mais le plus important est de regarder vers 2022 et 2023. Il va falloir reconquérir le public et aller chercher de nouveaux adhérents."

Des dégâts pas encore visibles

Quel impact peut avoir cette crise sur les éducateurs professionnels alors que les caisses des associations se sont vidées ? "Aujourd'hui, on ne constate pas de recrudescence de licenciements d'éducateurs, pas plus qu'avant. Les dispositifs d'accompagnement de l'Etat, de la Région, du Département compensent. Le sport vit actuellement sous perfusion. Quand on enlèvera la perfusion, on verra comment réagit le malade. Les dégâts ne sont pas encore visibles."

Paris 2024 pour rebooster

L'approche des Jeux Olympiques Paris 2024 et la kyrielle d'animations pourraient aider les clubs et les comités à redresser la barre. "Les gens ont pris l'habitude de pratiquer le sport en dehors d'un club. Faire du sport, c'est bien ; le faire en club, c'est mieux."

Dernière modification le dimanche, 02 mai 2021 15:27

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