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lundi, 23 novembre 2020 19:03

Aide à domicile : la reconnaissance, c'est bien, le salaire, c'est mieux

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Mis à contribution pendant les deux confinements, les services d'aide à domicile apprécient les "merci" mais auraient aussi apprécié une revalorisation des salaires, promise depuis dix ans, et toujours repoussée. L'ADMR pousse un cri de colère.

C'est tout le problème des services d'aide à domicile, comme celui de l'ADMR en Haute-Loire. Leurs professions sont devenues indispensables pour un maintien à domicile des personnes âgées, et la crise du Covid met en exergue leurs missions, mais ces métiers, toujours plus professionnalisés, manquent cruellement d'une reconnaissance au niveau du salaire. Et c'est bien la principale et récurrente critique qui est faite. Pourtant, le secteur recrute comme jamais.

Une revalorisation repoussée en octobre 2021

Roland Puech, président de l'ADMR 43, y croyait pourtant comme jamais. Mais vendredi, il a été informé que l'Etat repoussait encore d'un an la revalorisation promise de 15 %. "Si on respecte le premier niveau de grille, une salariée toucherait moins que le SMIC. C'est compliqué dans ces conditions de motiver les salariés", ajoute Myriam Fournerie, directrice de la fédération ADMR 43.

"On a de super équipes", félicite Roland Puech, président d'une fédération qui compte 1300 salariés et 900 bénévoles pour 10 000 clients.

Davantage de tensions parmi les clients

Si l'ADMR avait dû mettre entre parenthèses certaines activités comme le ménage au printemps, 100 % des prestations ont été conservées pour ce deuxième confinement. Un lien social jugé indispensable. "Ce nouveau confinement est dur à accepter pour certains clients. La sortie de crise sera catastrophique", affirme Roland Puech. "On remarque une dégradation du moral des bénéficiaires. Un monsieur m'en avait fait part, je lui ai dit de moins regarder Cnews et davantage Arte. Ça a fonctionné."

Les salariés de l'ADMR et de sa branche infirmier (SSIAD qui compte 40 salariés), ont remarqué davantage d'agressivité dans les relations. "Cela va du déni pour certaines personnes à l'interdictiction de parler pour d'autres", fait remonter Hervé Sucin, cadre de santé SSIAD à l'ADMR.

40 000 masques par mois

Le protocole sanitaire et les besoins en équipement (40 000 masques par mois) ont un coût certain pour l'association. Le surcoût annuel a été chiffré à 300 000 €. Une hausse de 2 % est à prévoir sur les prestations, le Département pourrait en financer une autre partie. "On se prépare à ne plus travailler comme avant. Ce matériel de protection va être maintenu pour protéger les salariés et les clients", annonce la directrice de l'ADMR.

Dernière modification le lundi, 23 novembre 2020 20:33

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