lundi, 10 décembre 2018 22:20

Maladie de Parkinson : une conférence mardi au Puy-en-Velay

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Une conférence grand public pour informer les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs proches des moyens existants pour améliorer leur qualité de vie est organisée ce mardi 11 décembre au centre Pierre-Cardinal au Puy-en-Velay

Les intervenants aborderont différentes thématiques : "Mieux connaitre et gérer sa maladie de Parkinson, par le Docteur Jérémie Dassa, neurologue, responsable du service de neurologie du Centre Hospitalier Emile-Rou ; "Se regrouper et s’organiser localement entre malades et aidants à travers un comité France Parkinson", par Claude Cabrol, directrice adjointe France Parkinson.

La maladie de Parkinson : une cause majeure de handicap

La maladie de Parkinson est une maladie chronique, d’évolution lente et progressive, caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones, les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau. Deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France après la maladie d'Alzheimer1, elle constitue une cause majeure de handicap chez le sujet âgé. Elle intervient à partir de 40 ans, avec un pic autour de 60/70 ans.

Au total, plus de 200 000 personnes sont touchées en France2, et environ 25 000 nouveaux cas se déclarent chaque année1. Les traitements actuels permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie, mais ils sont sans effet sur les autres symptômes et sur la progression de la dégénérescence.

Troubles de la motricité, douleurs, impact psychique et émotionnel : la qualité de vie des malades est durement impactée.

Si le tremblement au repos est le symptôme de la maladie de Parkinson le plus connu du grand public, il ne se manifeste que chez 2 patients sur 3.

En revanche, la lenteur (akinésie) et la rigidité des mouvements (hypertonie) sont présentes chez tous les malades. Au fur et à mesure de l'avancée de la maladie, d'autres troubles de la motricité peuvent se manifester tels que des difficultés à la marche avec une alternance de phases de piétinement et d'accélération brutale, des troubles de l'équilibre pouvant entraîner des chutes ou encore des troubles de la déglutition pouvant provoquer des fausses routes. Plus de la moitié des patients se plaignent d'insomnie chronique, avec de longues périodes d'éveil nocturne. La maladie de Parkinson engendre également des douleurs et des symptômes non moteurs sérieux (constipation, miction urgente…), parfois difficiles à distinguer de celles d'une autre pathologie associée.

Fréquemment, les patients présentent aussi des complications psychiques : hyperémotifs, ils sont très sensibles au stress, à l'anxiété, et la moindre contrariété peut prendre des proportions inhabituelles, amplifiant certains des symptômes moteurs comme le tremblement ou les blocages. Symptôme à part entière de la maladie, la dépression peut apparaître avant les symptômes moteurs. Enfin, les malades peuvent, selon le stade de la maladie et sa forme, avoir des difficultés à se concentrer et à fixer leur attention. Certaines fonctions exécutives sont parfois touchées dans la maladie de Parkinson : s’organiser, planifier et anticiper devient alors plus compliqué.

La variabilité d’intensité et la diversité des atteintes symptomatiques de la maladie de parkinson (à la fois physiques, physiologiques et psychologiques), sont souvent source de perplexité, de préjugés et d’incompréhensions dans l’entourage du patient, avec un retentissement critique sur son activité professionnelle, sa vie sociale et ses relations avec ses proches.

Pour le Professeur Philippe Damier : « Quand il reçoit son diagnostic, le malade est seul avec ses doutes. Dans une prise en charge optimale de la maladie de Parkinson, si le neurologue est là pour orchestrer la prise en charge, pour être performante, cette dernière nécessite l’intervention d’une équipe pluridisciplinaire composée de kinésithérapeutes, d’orthophonistes, de psychologues, parfois d’un coach sportif et dans tous les cas des proches du patient qui le soutiennent moralement et lui apportent une aide quotidienne.

L’information et l’accompagnement du patient atteint de la maladie de Parkinson

Au Centre hospitalier Emile-Roux, l’équipe de neurologie répond à cet enjeu pluridisciplinaire, et son chef de service, le Docteur Jérémie Dassa, évoquera le 11 décembre les informations clefs à connaître sur la maladie, ainsi que sur les traitements du Parkinson.

L’activité physique : un moyen d’aller mieux et de garder le contrôle

« Dans cette maladie qui touche la motricité et perturbe l’équilibre, il est important de garder un corps en bonne santé, et des études ont fait la preuve de l’efficacité d’une activité physique régulière » explique le Professeur Damier. « Il a même été constaté qu’une activité physique intensive et très régulière permettait au cerveau de compenser plus efficacement le manque de dopamine qui caractérise la maladie. Toutefois, nous ne sommes pas tous sportifs de haut niveau ou des navigateurs de l’extrême, et c’est avant tout de se fixer un objectif ambitieux mais accessible qui importe. Son accomplissement est valorisant et sécurisant pour le patient qui prend alors conscience qu’il peut, par sa propre volonté, reprendre une forme de contrôle sur sa maladie. »

Dans le cadre d’un comité local France Parkinson, il est possible de trouver des activités physiques adaptées, tout comme un lien social et des activités communes qui soutiennent le malade et ses proches dans le combat contre la maladie.

Contacts

Centre Hospitalier Emile Roux : secrétariat du service de neurologie 04 71 04 34 68

France Parkinson: Claude Cabrol c.cabrol@franceparkinson.fr ou 06 64 06 70 23

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