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jeudi, 17 août 2017 18:45

Monistrol-sur-Loire : il pense avoir trouvé les ruines du château vieux

Esteban Teyssier devant une rue pavée.|Onze personnes interviennent sur ce premier chantier de nettoyage, des étudiants et des passionnés d'histoire.|Le nettoyage a permis de mettre au jour des restes de construction en pierre.|Esteban Teyssier montre une encoche qui aurait accueilli des poutres en bois.|Le site dominait la vallée, point stratégique pour surveiller et se protéger.||Esteban Teyssier montre une encoche qui aurait accueilli des poutres en bois.||Depuis le début de semaine, le nettoyage rend plus lisible le site.||Sur le plateau, des habitations devaient prendre place.||| Esteban Teyssier devant une rue pavée.|Onze personnes interviennent sur ce premier chantier de nettoyage, des étudiants et des passionnés d'histoire.|Le nettoyage a permis de mettre au jour des restes de construction en pierre.|Esteban Teyssier montre une encoche qui aurait accueilli des poutres en bois.|Le site dominait la vallée, point stratégique pour surveiller et se protéger.||Esteban Teyssier montre une encoche qui aurait accueilli des poutres en bois.||Depuis le début de semaine, le nettoyage rend plus lisible le site.||Sur le plateau, des habitations devaient prendre place.||| |||||||||||||

Depuis dimanche, le Monistrolien Esteban Teyssier et une dizaine de personnes nettoient un site dans les Gorges du Bilhard à Monistrol en vue de fouilles plus détaillées en 2018. Il pourrait s'agir du premier château de Monistrol, oublié et abandonné depuis plusieurs siècles.

"Je m'étais imaginé qu'il y avait un château ici quand j'étais petit"

Quand on arrive sur le site, après avoir emprunté un sentier sinueux et escarpé le long du ruisseau Saint-Marcellin sur plusieurs centaines de mètres, il faut faire preuve d'imagination. Et disposer d'un bon guide. Le meilleur est assurément Esteban Teyssier, jeune historien de 23 ans. Il est en Master 2 d'histoire et archéologie médiéval. Il se prédestine à devenir enseignant chercheur. Il a grandi au village du Pinet, a joué sur ces chemins et sous ces sous-bois. "Je m'étais imaginé qu'il y avait un château ici", s'amuse-t-il à raconter.

Abandonné depuis au moins 700 ans

La réalité a peut-être rejoint la fiction. Si on connaît le Château des évêques à Monistrol-sur-Loire, il semblerait qu'un premier château ait existé à Monistrol, au confluent des ruisseaux Saint-Marcellin et Le Piat. Jusque-là, personne ne s'était vraiment intéressé au sujet. Les traces écrites étaient réduites à peau de chagrin. Au XVe siècle, un notaire évoque sa venue près du lieu-dit "Château vieux", déjà abandonné, au confluent des deux ruisseaux. En 1350, dans une loi de l'évêque, il indique qu'il se trouve au "Château neuf". Ce qui sous-entend qu'un précédent édifice castral a existé.

Une découverte inédite de l'histoire médiévale

Esteban Teyssier est allé sur le terrain, il a étudié les textes. Et les premiers nettoyages ont permis cette semaine de dégager ce qui ressemble fort à l'ancien château. Des traces sont visibles dans la pierre. Evidemment, les matériaux périssables comme le bois ont disparu.

Les premières traces conduisent au château seigneurial avec deux passages décelés. Cela pourrait correspondre à l'ancien chemin qui arrivait de Bas-en-Basset, en des temps très lointains. Une époque où la végétation n'avait pas recouvert le sol non plus. Ici, on domine la vallée, idéal pour se protéger. "Si cela se confirme, ce serait une découverte inédite avec de l'habitat en hauteur. On se trouve sur un site qui n'a subi aucune perturbation puisqu'il a été abandonné et jamais réutilisé", estime Esteban Teyssier.

Des fouilles archéologiques en 2018 ?

Accompagné de dix autres jeunes âgés de 22 à 27 ans, étudiants ou passionnés d'histoire, il va encore réaliser des premiers relevés et photos jusqu'à samedi. Le but est de convaincre la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) de la pertinence de fouilles archéologiques pour approfondir les connaissances et les découvertes. Les fouilles devraient avoir lieu à l'été 2018. "On en a au moins pour 5 ou 10 ans de travail", reconnaît le jeune archéologue, passionné d'entreprendre cette démarche.

Dernière modification le mardi, 22 août 2017 10:41