lundi, 12 février 2018 13:35

Saint-Jeures : la ferme du Fromental va développer un élevage de porcs en "bio"

Adrien Vincent et Anaïs Donnars à la tête du GAEC Fol'Avoine au Fromental à Saint-Jeures.||| Adrien Vincent et Anaïs Donnars à la tête du GAEC Fol'Avoine au Fromental à Saint-Jeures.||| |||
Fauvet Mondon novembre 2018

Adrien Vincent et Anaïs Donnars, déjà éleveurs de brebis et de chèvres en agriculture biologique, vont encore diversifier leur exploitation avec des porcs. Un magasin sera créé sur la ferme située près du barrage de Lavalette, à Saint-Jeures.

Depuis 2005, Adrien Vincent a pris la succession de ses parents, Jean-Louis et Michelle, "des anciens de 68" qui avaient réalisé leur rêve en achetant une ruine et en installant leur ferme à Saint-Jeures, tout près du barrage de Lavalette.

Avec Anaïs Donnars, sa compagne, Adrien Vincent a développé l'exploitation en misant sur des animaux bien élevés et des produits vendus en direct. Vous les retrouvez deux fois par semaine sur les marchés de Firminy et sur celui de Chadrac. Quelques épiceries bio de France, comme celle de Tence, commercialisent leurs fromages.

60 brebis et 120 chèvres

Soucieux de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier, Adrien et Anaïs ont développé un troupeau de 60 brebis (bizet et hampshire) pour la viande et de 120 chèvres pour le lait (une vingtaine de produits différents).

Labellisé en agriculture biologique, le GAEC Fol'Avoine va désormais se tourner vers un troisième élevage : celui des porcs. La volonté reste la même : circuit court et s'occuper de tout, de la naissance à la vente.

Un investissement de 1,2 million d'euros

Dans un premier temps, un bâtiment de 400 m2 va être construit pour engraisser les bêtes, achetées chez des éleveurs naisseurs, et installer le laboratoire de transformation. Une fois l'outil de production rentabilisé, soit environ 3-4 ans, le couple de Saint-Jeures pourra passer à la deuxième étape : un bâtiment de 1 200 m2 pour les naissances et l'engraissement. Coût global du projet : 1,2 million d'euros. "On espère avoir 30 mères et ainsi sortir entre 500 et 600 porcelets. Il y a une réelle demande", assure Adrien Vincent. Les animaux, des races rustiques, seront en semi plein air. Ils seront sur paille en intérieur et pourront utiliser un espace extérieur pour gambader.

Lancement avant l'été 2019

Les éleveurs vont pouvoir réutiliser les déchets des produits laitiers pour nourrir les cochons. "On va utiliser le petit lait, les brisures de fromage, les lots ratés et non commercialisables", indique les agriculteurs qui espèrent lancer leur nouvel élevage à l'été 2019. Cet investissement immobilier devrait s'accompagner d'un investissement humain avec l'embauche de deux personnes. Depuis octobre, le couple bénéficie aussi du renfort d'une apprentie.

Dernière modification le jeudi, 15 février 2018 19:24

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