vendredi, 10 août 2018 11:19

Festival des cuivres du Monastier: un final ce soir à tout casser

Le projet Kadji à retrouver ce vendredi à 18 heures. cliché Festival du Monastier - TDR|cliché Festival du Monastier - TDR|cliché Festival du Monastier - TDR||||||||| Le projet Kadji à retrouver ce vendredi à 18 heures. cliché Festival du Monastier - TDR|cliché Festival du Monastier - TDR|cliché Festival du Monastier - TDR||||||||| |||||||||||
Anibal foire trouvailles 2018

Jeudi, le Festival du Monastier, vitrine de toutes les musiques pour tous les cuivres, a connu une journée très animée. Et s'apprête à  un final du tonnerre ce vendredi (le programme ici).

L'événement s’est ouvert à 11 h 30 avec la formation Cheval des 3 venu animer le village du festival au son des cuivres et des mégaphones. L’orage qui a éclaté n’a pas découragé les spectateurs qui se sont finalement retrouvés sous la structure de la grande scène. Le trio diabolique a renouvelé sa prestation avec bonne humeur à 16 heures au Puy, place du Plot, devant une assistance détendue qui s’est laissé prendre à l’ambiance chaleureuse.


Un défi : une performance de 30 heures

C'est un défi à la hauteur des trente ans du festival que se sont lancé les organisateurs : une performance de 30 heures sur un thème bien connu des habitués du collectif fanfare du Monastier nommé Kadji. Les partitions de cette pièce écrite par Don Pullen en 1977, ont été mises à disposition des internautes, artistes invités et musiciens quelques mois auparavant, et c'est ainsi que des groupes se sont succédé toute la journée afin de proposer leur version du Kadji, qu'elle soit musicale, théâtrale, visuelle. Afin de suivre ce défi fou, un live sur la page facebook « kadji project festival du
Monastier 2018 » est diffusé en continu.

Une battle de fanfare vendredi à 18 heures

A noter la performance de Jérôme Leyre avec son œuf incandescent sur l'esplanade de la brass room, ou encore les versions des groupes invités durant la
semaine qui ont joué le jeu de leur invention sur ce thème.

Débuté à 13 heures ce jeudi, le final de ce projet aura lieu à 18h dans la cour du château par une battle de fanfare autour de ce thème. Musette, New Orleans, Balkans, quelle version choisir ? Ce sera au  public d'en décider !


La pluie a fait des claquettes

La journée de jeudi a été quelque peu chamboulée par la pluie qui s’était invitée au Monastier dans l’intervalle. Mais les organisateurs ont réagi au plus vite afin que chaque groupe programmé puisse assurer leur concert. C’est à Big Brass Funk qu’avait été confiée la clôture des concerts off du jour, à 18h30, pour un concert relocalisé au Brass Room. Friande d’improvisations inspirées, cette brass band, qui écume les scènes depuis 10 ans, et a déjà fait plusieurs apparitions remarquées au festival, a enthousiasmé un public déjà bien familier de leur style mêlant influences hip-hop et New Orleans, tantôt jazz, groove
ou funk.


De la Nouvelle Orleans au Brésil

Et le trio Room Bazar, qui n'avait pas pu jouer lors du marché de producteurs à 17 heures, a assuré l'accueil des spectateurs du soir au village du festival. Equipés d'une batterie portable, d'un saxophone et d'un petit clavier, les trois artistes laissent libre court aux inspirations mélodiques et rythmiques alliées à des effets sonores détonants. De la Nouvelle Orleans au Brésil, en passant par les balkans le tout sur des sonorités électro, le cocktail explosif de Room Bazar a une nouvelle fois assuré le show.


Direction les Balkans

A 21 heures, le ciel s’est dégagé pour accueillir les six musiciens du groupe Bal kanard qui ont occupé la grande scène du site. C’est dans un registre festif que le collectif a assuré un spectacle de grande qualité. Pendant un concert qui a duré presque une heure et demie, ils ont revisité une musique de
tradition populaire qu’ils ont su faire passer par des apparences plus jazzy, presque rock, tout en accordant une grande part à l’improvisation. Pas à pas, ils ont guidé le public dans un voyage passionné à travers les Balkans, des hauteurs des Carpates aux plaines de Bulgarie.


En partance pour l'Afrique

Le voyage a continué, mais cette fois-ci, direction l’Afrique centrale puisque c’est le groupe Eyo’nle qui a pris le relais dans cette soirée aux résonances de musique du monde. Mélangeant toutes leurs influences ils ont proposé un répertoire mêlant des chansons françaises, des compositions issues des musiques vaudou Béninoise et des airs d’afrobeat Yoruba, le tout orchestré à la façon Brass Band avec des chorus jazzy et des percussions traditionnelles. Comme la plupart des autres groupes, ils ont eux aussi participé au «Kadji projet» en interprétant une version originale du thème Kadji du pianiste Don Pullen.

Dernière modification le samedi, 11 août 2018 16:15
Chambon été 2018 Levinas

Articles associés