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mercredi, 14 avril 2021 19:15

Pont-Salomon : sa fille privée de stage à cause du Covid, une mère entame une grève de la faim

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Isabelle Begon a entamé une grève de la faim ce mercredi à Pont-Salomon. Elle a écrit au ministre de l'Agriculture pour protester contre la suspension du stage de sa fille en raison des nouvelles restrictions sanitaires.

Etudiante en BTS Gestion et Protection de la Nature dans une Maison Familiale et Rurale de la Drôme, elle venait de débuter son stage à 550 km de la Haute-Loire, dans le Maine-et-Loire. Un engagement humain et financier pour cette famille de Pont-Salomon. Mais après une semaine convaincante, la jeune Altiligérienne de 19 ans a appris que son stage était suspendu !

Une question de ministère

"La MFR où étudie ma fille a reçu jeudi 8 avril au soir, soit 8 jours pleins après l’allocution du président de la République, la consigne d'annuler les périodes de stage comprises entre le 12 et le 23 avril et de mettre les étudiants de BTS… en vacances, comme tout le monde ! Oui, comme tout le monde, sauf que… les autres étudiants, ceux qui suivent un cursus disons plus « traditionnel » dans les universités ou grandes écoles, ont le droit de poursuivre leurs stages professionnels, eux ! Il y en a même au sein de la structure dans laquelle ma fille s’est investie, et ils ne sont nullement inquiétés…", détaille Isabelle Begon qui a décidé d'écrire à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, tout en entamant une grève de la faim.

"En plus d'être absurde, cette consigne est foncièrement injuste et discriminante envers une partie de cette jeunesse déjà bien marquée depuis un an par les conséquences de la pandémie et qui souhaite œuvrer au chevet de notre planète."

Des stages formateurs

Dans le courrier adressé au ministre, la Pontoise demande "de bien vouloir donner immédiatement des consignes aux MFR et autres établissements d’enseignement sous votre tutelle pour que les stages professionnels, dont on sait combien ils sont formateurs, reprennent sans délai afin que ces élèves aient les mêmes chances que les autres étudiants et puissent tenir leurs engagements envers les structures qui ont bien voulu les accueillir en ces temps difficiles et dans le respect des mesures sanitaires".

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