Gobelets ecocup

dimanche, 17 avril 2022 18:15

Le Chambon-sur-Lignon et son maire sous l'objectif d'Alain Keler

|||| |||| ||||

Jeudi, lors de la séance du conseil municipal du Chambon-sur-Lignon, le photojournaliste Alain Keler (lauréat d’un World Press Photo en 1986 et du Prix W. Eugene Smith en 1997) s'était glissé dans la salle.

Auparavant, devant la mairie, il avait fixé grâce à son Leica au capteur noir et blanc, une partie du conseil. Dans la lumière déclinante, le maire Jean-Michel Eyraud ceint de son écharpe tricolore à la demande du photographe, des élus l'entourant, posait pour la postérité.


Radioscopie de la France

Car le travail d'Alain Keler s'inscrit dans le cadre d'une commande du ministère de la Culture destinée aux photojournalistes sur le thème "Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire". Il fait partie des 100 lauréats retenus dans une première vague. "J'ai présenté un projet autour de la démocratie locale, en ciblant plus particulièrement les maires, et en m'intéressant à l'Auvergne. Cela fait écho à ma vie personnelle. Je suis né à Clermont-Ferrand. Lorsque ma famille a quitté Clermont pour Paris, j'avais 10 ans, et je n'avais pas envie de partir."


De Clermont au Chambon

On discernera volontiers comme une passerelle entre le Plateau Vivarais-Lignon, terre d'accueil des pourchassés alors, et son histoire personnelle. En effet, Alain Keler est né en 1945 à Clermont-Ferrand où ses parents se sont réfugiés pour échapper aux persécutions antisémites. Avec leur plus jeune fille âgée de 11 ans, ses grands-parents d'origine polonaise sont arrêtés à Clermont-Ferrand le , puis déportés à Auschwitz en .


Dans le cadre d'un plan de soutien à la presse

Le travail engagé par Alain Keler bénéficie d'une commande participant du plan gouvernemental de soutien à la filière presse, dans l'objectif de reconnaître et encourager la création contemporaine dans le champ du photojournalisme et de la photographie de presse.

À l’issue de cette commande, la Bibliothèque nationale de France intégrera les œuvres en résultant aux collections nationales dont elle a la garde.


Une exposition, un catalogue en 2024

Elle sera chargée de valoriser et diffuser ces travaux par le biais d’une exposition rétrospective accompagnée d’un catalogue au printemps 2024, d’opérations de valorisation en ligne et de la mise en place de partenariats avec des institutions réparties sur l’ensemble du territoire.

Dernière modification le dimanche, 17 avril 2022 19:01

Partager sur :