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mardi, 15 septembre 2020 11:42

Chambon-sur-Lignon : plongé 10 jours dans le coma à cause du Covid, Frédéric André est revenu de loin

Frédéric André|| Frédéric André|| ||

Le Chambonnais Frédéric André témoigne aujourd’hui de la période qu’il vient de vivre. Gravement atteint par le Covid-19, il a été plongé dans le coma et estime être passé tout près de la mort.

Une belle claque. Assis dans son transat dans le jardin familial au Chambon-sur-Lignon, Frédéric André nous reçoit. Ce professeur de SVT au collège de Dunières, conseiller municipal depuis les dernières élections, a été happé par le virus en plein cœur de l’été. Il n’aura suffi que d’un repas pris à l’occasion d’une visite d’une amie de la Loire pour basculer. C’était le 12 août.

« On a fait attention pourtant, on a partagé un seul repas, un plat. » Dès le lendemain, l’amie développe les premiers symptômes. Frédéric suivra trois jours plus tard, sa femme encore deux jours après. Fièvre, toux, près de 41 °C de température.

Le 18 août, le Chambonnais intègre le service réanimation de l’hôpital Emile-Roux au Puy-en-Velay. Son état s’aggrave et il est placé dans un coma artificiel. « J’ai le souvenir de douleurs effroyables. A plusieurs moments, j’ai voulu mourir tellement c’était insupportable. »


Trois semaines d’hôpital

La troisième tentative de réveil sera la bonne. Il restera encore cinq jours en pneumologie avant de retrouver son cocon au Chambon le 9 septembre. « J’ai un immense plaisir à revenir sur terre », admet-il en touchant le sol de ses doigts à plusieurs reprises.

« J’ai pris une forme rare, grave, fulgurante. Il y a 3-4 mois, selon les médecins, je serais sans doute mort », évoque ce sportif de 58 ans, pas connu pour être « à risque ».


Des soutiens précieux, un personnel soignant remercié

Aujourd’hui, il en parle ouvertement à la fois pour continuer à faire de la pédagogie, comme il en a fait en fin d’année dernière avec ses élèves, et aujourd’hui avec le grand public à travers son expérience.

Il témoigne aussi pour remercier tous les soutiens, visibles ou discrets, qui ont accompagné cette période. « Ça a contribué à mon rétablissement. » Il n’oublie pas non plus les soignants du Puy. « J’ai été bien soigné par un personnel au top. Je leur tire mon chapeau. Je leur dois la vie. »


« J’ai pris 30 ans en quelques semaines »

De cet épisode, Frédéric André en ressort changé. Pas physiquement mais psychologiquement. « On voit forcément la vie autrement. J’en suis au 6e jour de ma nouvelle vie. J’en reviens aux choses essentielles : la famille, les amis, la nature. Aujourd’hui, je ne me sens pas la force de retourner en classe. J’ai pris 30 ans en quelques semaines, je suis vidé. »

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