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mercredi, 05 juillet 2017 07:39

Pourquoi autant d'offres d'emploi ne sont-elles pas pourvues dans l'industrie ?

Photo d'illustration.||| Photo d'illustration.||| |||

Une étude vient d'être réalisée autour des offres d'emploi non pourvues dans l'industrie l'arrondissement d'Yssingeaux. Ce travail de terrain confirme qu'il s'agit dans la moitié des cas de postes de personnel qualifié. Et la rémunération peu motivante est aussi souvent un frein.

77 entreprises rencontrées, 132 offres d'emploi non pourvues. Comment se fait-il que des postes restent vacants alors que le chômage est important ? Le Service public de l'emploi de l'arrondissement d'Yssingeaux a voulu analyser la situation avant de proposer des solutions. Ne pouvant s'appuyer sur aucune étude existante, deux agents de la Direccte ont mené un travail de terrain pour aller rencontrer des chefs d'entreprise et des demandeurs d'emploi (130 chômeurs).

Toutes les tailles d'entreprise sont concernées

On découvre d'abord que tous les secteurs de métier sont concernés. Plasturgie, mécanique générale, agro-alimentaire, textile : les difficultés de recruter sont partagées. Et les besoins sont souvent proportionnels à la taille de l'entreprise. En moyenne, chaque entreprise de moins de 10 salariés dispose d'un poste à pourvoir. Dans les sociétés de 10 à 49 salariés, le besoin est supérieur à un poste. Et dans les entreprises de plus de 50 salariés, il y a au moins 4 emplois à pourvoir.

Payer pour aller bosser

Les postes proposées sont pourtant des CDI. Mais ils n'intéressent pas. Il s'agit dans la moitié des cas d'emploi pour personnes qualifiées. Et ça ne court pas les rues. Cela demande au minimum un an de formation ou d'expérience. L'étude révèle que la rémunération n'est pas un argument suffisant. "L'écart est de 16 % entre un ouvrier qualifié et un ouvrier non qualifié", chiffre Clément Duval, animateur territorial à la Direccte. Il faut ajouter à cela les frais engendrés par d'éventuels déplacements. "Quand une personne qui habite au Chambon-sur-Lignon doit aller travailler à Monistrol-sur-Loire, cela lui coûte 200 euros par mois rien qu'en frais d'essence. Pour les demandeurs d'emploi, leur recherche est d'abord géographique et tient compte ensuite de la pénibilité du poste, des horaires et de la qualité de vie qui en découlent. Ce qui peut expliquer la désaffection pour les emplois postés ou les rythmes en 3x8."

L'intérim peut aussi être choisi

Si les entreprises peuvent s'appuyer sur l'interim pour gagner en flexibilité et en souplesse, l'effet boumerang se fait ressentir. Les intérimaires peuvent aussi se plaire dans cette situation qui appporte de meilleures rémunérations et une sensation de liberté. Les chefs d'entreprise le ressentent. "L'intérim choisit concurrence désormais le CDI", indique Christine Hacques, la sous-préfète.

La situation risque de perdurer. D'où une recherche de nouveaux profils pour les entreprises. A savoir rechercher un candidat peut-être moins ou pas qualifié mais qui est motivé et dispose du savoir-être à défaut du savoir-faire. "Le recrutement se fait de plus en plus ainsi depuis un an. C'est le CV par compétence. On s'intéresse au potentiel", confirme Christophe Erpelind, directeur de Pôle emploi d'Yssingeaux-Monistrol.

Trois chantiers d'action

A partir de la rentrée, le Service public de l'emploi va lancer trois chantiers pour contester ce phénomène d'offres d'emploi non pourvues. Le premier concerne la valorisation de l'industrie auprès des jeunes et de leurs parents. Le deuxième vise à améliorer les dispositifs publics d'aide aux entreprises. "Les solutions existent. La boîte à outils est énorme. Elle est tellement énorme qu'elle est illisible", convient la sous-préfète. La troisième piste de solution se trouve du côté des salaires. Mais la balle est ici davantage dans le camp des patrons.

Dernière modification le vendredi, 07 juillet 2017 17:31

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