samedi, 24 juin 2017 11:27

Artisanat : coup de projo sur les entreprises du patrimoine vivant

L'entreprise Les Chaumiers du Mézenc dispose du label EPV. Photo Lucien Soyere|Yves Tardy a repris le flambeau des entreprises Liogier et Allary, dont les savoir-faire remontent à 1920.||| L'entreprise Les Chaumiers du Mézenc dispose du label EPV. Photo Lucien Soyere|Yves Tardy a repris le flambeau des entreprises Liogier et Allary, dont les savoir-faire remontent à 1920.||| Photo Lucien Soyere|Photo La Commère 43|||

Les travaux de l'assemblée générale de la Chambre des métiers et de l'artisanat de Haute-Loire, vendredi soir, à Sainte-Sigolène, a permis de mettre en avant l'excellence des savoir-faire via le label d'Etat "entreprise du patrimoine vivant" (EPV).

Pas toujours facile de se retrouver dans les labels qui fourmillent dans un contexte où la mondialisation des échanges ne réserve pas toujours d'heureuses surprises. Avec la notion d'EPV, "entreprise du patrimoine vivant", l'Etat s'attache à assurer une reconnaissance d'un savoir-faire qui répond à trois critères : la détention d'un patrimoine économique spécifique, la mise en oeuvre d'un savoir-faire rare reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité, et la notoriété ou ancienneté de l'implantation.

Un très large panel d'activités peut être concerné par cette démarche : patrimoine bâti, culture, mode, décoration, gastronomie...

17 entreprises du patrimoine vivant en Haute-Loire

Le label est attribué pour une durée de cinq ans, renouvelable, après examen pointilleux d'un dossier déposé à l'Institut supérieur des métiers qui enclenche diverses visites au sein de l'entreprise demandeuse. La Chambre des métiers et de l'artisanat est sollicitée pour donner un avis.

En France, le nombre d'entreprises labellisées s'élève à 1393 (pour 4010 dossiers reçus). Elles sont 214 en Auvergne et 17 en Haute-Loire. Parmi ces dernières, deux d'entre elles ont témoigné lors de l'assemblée générale vendredi.

Yves Tardy pour SAS Liogier Allary de Saint-Didier-en-Velay a présenté tout l'intérêt de ce label pour sa société employant 10 personnes à la fabrication de râpes et rifloirs piqués main, pour le bois et la pierre. Il s'agit d'outils d'exception acquis par des artistes, des artisans, ébénistes, pipiers, luthiers... mais aussi le monde médical pour le travail des prothèses.

Les râpes de Saint-Didier-en-Velay s'exportent

Ces râpes se retrouvent un peu partout autour de la planète, que ce soit en Europe, en Asie, aux Etats-Unis, en Amérique centrale,  dans les Emirats... Car c'est bien une des spécificités de ces entreprises estampillées EPV : 72% d'entre elles réalisent une partie de leur chiffre d'affaires à l'export. Plus d'infos sur l'entreprise en cliquant ici.

Autre témoignage, autre savoir-faire, celui du chaumier, typique de la ruralité et quasiment en voie de disparition. Pierre Gimbert représentait Les Chaumiers du Mézenc à Moudeyres, qui, depuis 1986, exercent une activité de couvreur-chaumier. Ce métier, qui n’est plus enseigné aujourd’hui, a été transmis à Pierre Gimbert par un ancien artisan chaumier de la région. L’entreprise utilise la paille de seigle pour réaliser ses toitures.

Plus d'infos sur le label EPV en cliquant ici

Dernière modification le samedi, 24 juin 2017 17:30
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