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mardi, 10 septembre 2019 14:55

Puy-en-Velay : pour les agents grévistes, "les urgences sont asphyxiées"

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Depuis le 17 juin, les personnels des urgences sont en grève illimitée à l'appel de l'intersyndicale composée de la CGT, Force Ouvrière et la CFDT.

Depuis lundi, les agents de la régulation SAMU ont rejoint le mouvement. Au lendemain des annonces de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, les grévistes réclament plus de moyens humains à l'hôpital Emile-Roux au Puy-en-Velay.

La colère des personnels des urgences n'est pas calmée. Voilà près de trois mois qu'ils sont en grève, à l'hôpital Emile-Roux au Puy-en-Velay et partout en France.

Mardi, les agents grévistes ont renouvelé une opération symbolique devant les urgences. Une trentaine de personnes ont enfilé des sacs plastiques de recyclage des déchets et brandi des pancartes de protestation.

"Les urgences sont asphyxiées et les annonces de la ministre ne sont pas à la hauteur", assure Amandine Rabeyrin de la CGT.

Du personnel supplémentaire au Puy cet été

A l'hôpital public du Puy-en-Velay, des brancards ont été réparés, du petit matériel a été acheté, un agent administratif a été employé jusqu'au 31 août de 21 heures à minuit. "On veut zéro hospitalisation sur un brancard. Au Puy, on manque d'effectifs, on réclame un agent de sécurité 24 heures sur 24 pour éviter les agressions, un agent administratif de nuit", liste Carole, une infirmière syndiquée.

"Il est urgent d'investir dans l'hôpital", estime Catherine Experton, secrétaire de section à la CFDT.

"La ministre n'a pas apaisé la situation. Les 750 millions d'euros, elle va les prendre dans d'autres services. Déshabiller Paul pour habiller Pierre, cela risque de mettre le feu aux poudres ailleurs", ajoute la CGT.

Les agents de régulation SAMU à leur tour en grève

Depuis lundi, au Puy, les 12 agents de régulation du SAMU, ceux qui réceptionnent les appels du 15, ont rejoint le mouvement. "On est le premier maillon. On était oublié et donc on rejoint la grève. On travaille à flux tendu, les appels augmentent mais les moyens stagnent. Les insultes et les agressions verbales augmentent aussi", témoigne Ghislain Perbet, régulateur SAMU depuis dix ans.

Malgré la grève, les urgences fonctionnent normalement. L'accueil du public est garanti.

Dernière modification le mardi, 10 septembre 2019 17:27
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