mercredi, 07 novembre 2018 10:22

Aide et maintien à domicile : le signal d'alarme de la CGT et de salariés

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La CGT revendique pour le secteur de l'aide à domicile, de meilleures conditions de travail, de meilleurs salaires, la revalorisation des indemnités kilométriques.

Le syndicat CGT et les salariés de l’aide et du maintien à domicile alertent les pouvoirs publics et les élus sur la dégradation des conditions de travail des salariés auprès des personnes âgées dont la perte d’autonomie nécessite une assistance au quotidien, mais aussi auprès des personnes fragilisées, que ce soit en raison de leur âge, d’un handicap, d’une maladie ou de toute autre raison empêchant ces personnes de réaliser les actes essentiels de la vie quotidienne, tels que se laver, se lever ou s’asseoir, manger,…

1 300 salariés en Haute-Loire, 95 % de femmes

En Haute-Loire, environ 1 300 salariés (dont 95 % de femmes) sont à temps partiel "le plus souvent subi et imposé". Selon la CGT, comme la moyenne mensuelle des heures effectuées est de 102 heures, la rémunération est située en moyenne à 850 euros net par mois pour une auxiliaire de vie nouvellement diplômée et à 650 euros net pour une aide à domicile non diplômée. Les horaires étant fractionnés, impossible de cumuler l’activité avec un autre emploi. "Il faut être présent le matin pour le lever, le midi pour le repas et le soir pour le dîner et le coucher, une journée morcelée de coupures."

Un déficit de candidatures

Ce secteur d’avenir est pourtant en mal de candidats. En cinq ans, la filière connaît une baisse des candidats de l'ordre de 24 %. "Ce secteur a du mal à recruter car il n'est pas attractif. Les salariés survivent avec un salaire de misère, du stress, de la pénibilité, de l'épuisement, de la pression, des plannings morcelés et mal organisés, des changements de plannings incessants, une amplitude horaire allant jusqu’à 12 heures, travaillent  le week-end, les jours fériés et doivent être disponibles à tout instant, utilisant leurs propres véhicules dont l’ordre des remboursements de 35 centimes n’a pas augmenté depuis 2008 et ne permettent plus aujourd’hui de couvrir leurs frais et doivent payer de leur poche pour exercer leur profession."

Revalorisation des salaires

Quant à la revalorisation du salaire, elle "traîne des pieds", estime-t-on aussi du côté de la CGT. "Après un gel depuis 2009, la valeur du point à 5.30, est portée à 5.35 au 1er juillet 2014 soit 1 % d’augmentation, et à 5.38 le 1er août 2016. L’avenant prévoyant de porter la valeur du point à 5.403 au 1er octobre 2017, soit une augmentation de 0.43 % n’a pas été agréé par le ministère des Solidarités et de la Santé. Les salariés doivent obtenir la reconnaissance qui leur est due. Le financement à hauteur du travail accompli n’est pas là. Ses microscopiques augmentations n’ont pas permis aux salariés de sortir de la précarité."

Des actions à venir ?

"Aujourd’hui on tire la sonnette d’alarme auprès des employeurs et des financeurs afin de pouvoir discuter avec eux sur les conditions de travail des salariés de l’aide, de l’accompagnement et du maintien à domicile, sans qui le maintien des personnes à leur domicile ne serait plus possible. On renouvelle notre demande d’entretien avec les employeurs et les financeurs." Sans quoi, des actions ne sont pas exclues.

Dernière modification le mercredi, 07 novembre 2018 11:38
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