vendredi, 27 avril 2018 12:51

Un avenir en pointillés pour le centre de formation AFPA de Haute-Loire

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A l’occasion du Congrès national de la CGT AFPA qui s’est tenu cette semaine au Monastier-sur-Gazeille, les syndicalistes se sont inquiétés de l’avenir du centre de formation de la Haute-Loire à Saint-Germain-Laprade.

Face à l’usine Michelin, le centre de formation AFPA (A formation professionnelle pour adultes) s’étend sur 7 hectares. Ouvert en 1977 sous l’impulsion de Jacques Barrot, le centre comprend plusieurs bâtiments et de l’hébergement pour une centaine de formation. L’AFPA de Saint-Germain-Laprade peut accueillir 150 stagiaires pour les former dans le transport routier, les métiers du bâtiment (peintre, plaquiste, maçon…) et du bois (poseur de menuiseries).

Sur les 150 places, seules 11 sont actuellement occupées. « La Région ne veut plus financer la formation des demandeurs d’emploi », reproche Béatrice Arsac, déléguée syndicale à l’AFPA Haute-Loire.

30 salariés pour 11 stagiaires

De quoi faire naître « de grosses inquiétudes sur l’avenir ». En 2017, environ 80 stagiaires étaient accueillis en moyenne. Mais l’année 2017 n’a abouti à aucun appel d’offres. D’où une chute libre du nombre de stagiaires depuis quelques semaines. « On tient parce qu’on est rattaché à l’AFPA national », estime Béatrice Arsac. La CGT tente d’alerter l’opinion publique et les parlementaires. Des rencontres ont eu lieu avec Laurent Duplomb, sénateur, et Isabelle Valentin, députée et conseillère régionale.

« On nous demande de former des publics fragiles et on ne met pas les moyens en face. » Vendredi matin, symboliquement, une cinquantaine de manifestants de la CGT se sont rendus au centre AFPA pour soutenir les 30 salariés. Une rencontre avec la directrice, Valérie Soulier, a été organisée.

Dernière modification le vendredi, 27 avril 2018 12:53

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