Gobelets ecocup

Pour publier un avis d'obsèques, des remerciements ou une annonce de messe anniversaire sur La Commère 43, contactez notre service sur redaction@lacommere43.fr ou au téléphone 06 37 24 27 16. Le tarif est un forfait de 29,90 € pour un avis d'obsèques, et 14,90€ pour une messe anniversaire ou des remerciements

mercredi, 27 juin 2018 19:35

Nécrologie : Georges Fournier à Langeac

Georges Fournier.|| Georges Fournier.|| ||

Georges Fournier de Langeac, un homme de résistance et de conviction, est décédé à l’âge de 94 ans.

Le syndicat FO de Haute-Loire lui rend cet hommage.

" Jeune ouvrier métallurgiste à Clermont-Ferrand, il rejoint le maquis en 1943 pour fuir le Service du Travail Obligatoire. Il fut de la bataille du Mont Mouchet avec plusieurs centaines de civils, réfractaires et résistants tués par les troupes du troisième Reich. Il poursuivit son combat dans la résistance jusqu’à la fin de la guerre.

Georges était un syndicaliste d'une droiture et d'une solidarité à toutes épreuves. Ce sont ces valeurs bafouées qui lui avaient fait quitter la CGT et PCF en 1954 pour adhérer - disait-il - à la seule organisation ouvrière digne de ce nom : la CGT-FO. Tant qu’il l’a pu, il a milité.

Dans son secteur professionnel d’abord, EDF, il était de tous les combats : pour sauver les barrages hydrauliques dans le Haut-Allier, pour la défense du statut d’électricien-gazier et du régime spécial de retraites. Il a également longtemps tenu des mandats au sein de la CMCAS.

Attaché à la solidarité interprofessionnelle, il avait allumé les feux de l’Union Locale FO de Langeac, au début des années 1990. Il ne ratait ni un congrès de l’Union Départementale, ni un meeting, ni une réunion militante. On se souvient de sa voix tonitruante et de ses convictions fortes lorsqu’il intervenait.

Il n’appréciait pas quand un militant prenait des positions publiques contraires à celles du syndicat. Il refusait les honneurs, réservés selon lui « aux copains qui y sont restés ».

Il nous rappelait toujours que les conquêtes de 1945 n’étaient pas un cadeau tombé du ciel mais le résultat du combat de la classe ouvrière « qui avait libéré le pays du nazisme ».

En 1999, il avait tenu à adresser ces conseils aux jeunes militants dans le journal de l’Union Départementale FO : « Se battre pour une répartition plus juste entre le monde du travail et le capitalisme. Etre des militants convaincus. Bien faire leur boulot. Aider le syndicat. Etre vigilants à la paix. Et ne pas oublier que c’est le monde du travail qui a sauvé la France. »

L’Union Départementale Force Ouvrière n’oubliera pas le militant et le camarade, ni ses enseignements. "

Partager sur :